Génétique de l’immunité innée et maladies infectieuses ¦ 2004-2008

Professeur Thierry Calandra, Chef du Service des maladies infectieuses, CHUV

Dans le cadre de ce soutien, le Professeur Calandra et son équipe ont effectué des recherches dans le domaine de la génétique de l’immunité innée, qui représente la première ligne de défense contre les infections. Les deux axes principaux de recherche développés dans le cadre de ce projet ont été :

  1. L’étude des variations du gène de la cytokine MIF (abréviation anglaise signifiant « facteur d’inhibition de la migration du macrophage) en tant que facteur de susceptibilité aux infections sévères.
  2. L’étude des variations des récepteurs « Toll-like » (TLR) comme facteurs prédisposant à l’infection par le virus d’immunodéficience humaine (VIH) et à la survenue d’infections opportunistes au cours de l’infection VIH.

Pour le premier axe de recherche, les études menées ont confirmé que les deux polymorphismes du gène MIF humain les plus étudiés (–794 CATT5-8 et –173*G/C) étaient présent chez les sujets Caucasiens suisses à des fréquences comparables à celles qui ont été décrites dans la population britannique. L’étude des polymorphismes du gène MIF dans une grande cohorte sud-africaine (ethnie Xhosa) a révélé qu’ils étaient présents à des fréquences très différentes de celles observées dans la population Caucasienne, traduisant l’existence d’importantes diversités génétiques inter-ethniques. De plus, l’étude de ces différentes cohortes a permis de mettre en évidence sept nouveaux polymorphismes. Le rôle des polymorphismes CATT5-8 et –173* G/C dans la survenue d’une sepsis sévère à N. meningitidis a été étudié dans une cohorte de 1106 patients britanniques caucasiens en collaboration avec les professeurs Michael Levin et Rob Read et dans une cohorte de 434 sujets britanniques Caucasiens sains (contrôles). En résumé, les résultats des différentes études menées dans le cadre de ces recherches suggèrent que la présence d’un génotype CATT5-5 est associé à des concentrations de MIF plus basses et à un risque réduit de survenue de sepsis sévère à méningocoques.

Dans le cadre d’un projet de l’Etude de cohorte suisse VIH, le Dr Pierre-Yves Bochud a analysé l’impact des polymorphismes des gènes TLR2, 3, 4, 7, 8 et 9 dans le cours clinique de l’infection VIH de type 1. L’analyse de 28 polymorphismes de ces gènes TLR a révélé que deux polymorphismes de TLR9 étaient associés à une progression rapide de l’infection.

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